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Sur le divan des guérisseurs

Quelles places pour les dispositifs alternatifs en santé mentale ?

La notion de « santé mentale » accompagne une démocratisation d'un champ qui était autrefois réservé aux cliniciens et à leurs patients. A cette extension répond une multiplication des offres de soins, soulignée par les conflits actuels entre les différentes écoles de psychothérapie et les tentatives de réglementation basées sur des principes à la fois scientifiques et légaux. Mais, pour soigner leurs souffrances psychiques, les populations n'ont pas attendu que se développent des offres normées : depuis des siècles, elles consultent des praticiens dans le champ du religieux et de ses marges (guérisseurs, désenvoûteurs, exorcistes, etc.) pour des préoccupations relatives autant à l'âme qu'au corps. Ces dispositifs alternatifs n'ont pas disparu dans le même temps où s'étoffait l'offre médico-psychologique conventionnelle, et on assiste aujourd'hui, en France comme ailleurs, à ce qui a pris le nom de « pluralisme thérapeutique » et qui a surtout été étudié dans le cadre des soins somatiques. Sans toujours se l'avouer, propageant une culture du secret, des « patients » transitent entre ces différents dispositifs. Et des cliniciens, comme certains chercheurs en anthropologie et en sociologie, en sont venus à s'interroger sur ces itinéraires de soins pour comprendre à quelles fonctions ils répondent.

Entrée LIBRE et GRATUITE

Informations et inscriptions sur http://alternatifs.event.univ-lorraine.frAvec le soutien de l’université de Lorraine, des laboratoires INTERPSY, 2L2S, PSY-NCA, DYSOLA ; des maisons des sciences de l'homme de Paris-Nord et  et Lorraine, du CNRS, du Centre coordinateur de l'Organisation mondiale de la santé de Lille, de la Société Française d'Ethnopharmacologie, et de la Communauté urbaine du Grand Nancy.