FROPA

« Frontières de la production artistique : la sculpture (XIVe-début XVIIe) entre Lorraine et Champagne »

Responsable scientifique : CORBET Patrick

picto small clock Durée prévue : 36 mois
picto play Date de démarrage : 2009-09-01

 

logo hypotheses Projet terminé en 2013.
Vous pouvez en consulter le bilan scientifique sur notre Carnet de Recherches en ligne en cliquant sur ce lien.

 

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Disciplines des chercheurs lorrains

Histoire, civilisations, archéologie et art des mondes anciens et médiévaux
Langues et littératures romanes : espagnol, italien, portugais, autres langues romanes

Chercheurs et personnels d'appui lorrains engagés

BARREAU Aurore (Doct) - HISCANT - MA (EA 1132), Université de Lorraine
BOURDIEU Catherine (MC) - CRULH (EA 3945), Université de Lorraine
CORBET Patrick (PR) - HISCANT - MA (EA 1132), Université de Lorraine
OLLIVIER Anne (Doct) - HISCANT - MA (EA 1132), Université de Lorraine
SESMAT Pierre (PR) - CRULH (EA 3945), Université de Lorraine
SWITALSKA Justyna (Doct) - HISCANT - MA (EA 1132), Université de Lorraine


Autres partenaires

- Musées de Nancy : Sandrine Derson, Attachée de conservation
- DRAC (Ministère de la culture, Champagne-Ardennes) : Jean Fusier, adjoint au conservateur régional des Monuments historiques
- Inventaire de Lorraine : Marie-France Jacops, conservateur en chef du patrimoine
- Maison du Patrimoine du Grand Troyes : Jean-Luc Liez, docteur en histoire de l’art et directeur
- Studio Photo d'art (Troyes) : Didier Vogel, photographe d'art
- Collège de France : Pierre-Eugène Leroy, maître de conférences honoraire

et aussi :
- Jacques Guillaume, ingénieur d'études CNRS, UMR ARTeHIS, Dijon
- J. Marasi, associé à l'Inventaire de Champagne

Ce projet de recherche bénéficie du soutien de l'ANDRA (mécénat).

Présentation

Le projet FROPA est voué à l’étude approfondie et renouvelée de la sculpture de l’Est de la France à la fin du Moyen Age et au début de l’époque moderne. Il se centre sur les zones géographiques situées entre Lorraine et Champagne (Meuse, Haute-Marne, est de l’Aube). Sur le fond, il entend reprendre une question trop souvent traitée à partir des seuls chefs d’œuvre et artistes reconnus (Ligier Richier, Jan Crocq, le Maître de Chaource…), au détriment de quantité de pièces isolées et oubliées, car disséminées dans d’innombrables lieux de culte peu accessibles. Il vise à cet égard à une exhaustivité qui a presque toujours manqué dans les entreprises antérieures et n’a pas d’équivalent dans la recherche universitaire nationale.

Commencé avec l’aide d’une grande entreprise régionale, le programme d’étude s’est développé en publiant des corpus d’œuvres regroupées sur une base cantonale. Six volumes de 130 à 240 pages ont été publiés depuis 2003 aux éditions D. Guéniot, le dernier fin 2012. Permettant l’analyse de près de 400  statues ou bas-reliefs, commentés et photographiés de manière homogène par le Studio d’art Didier Vogel, ils couvrent à l’heure actuelle dix cantons des trois départements cités. La documentation rassemblée donne un fondement solide à la poursuite de la recherche historique sur le grand sujet qu’est la statuaire ancienne de l’Est français. Des expositions ont été organisées (ou vont l’être) sur la base de nos résultats. Parmi ceux-ci, la nouveauté majeure a été l’identification d’officines de production jusque-là restées dans l’ombre.  Comme ces ateliers inédits furent à l’origine d’une part presque majoritaire de la production, de nombreuses œuvres à l’ « état civil » jusque-là indéterminé se trouvent ainsi désormais  classées et  datées.  Elles s’insèrent désormais dans un contexte historique qui en permet l’étude renouvelée.
Sur cette base, le programme FROPA mène des enquêtes de plus en plus précises sur l’ancrage territorial de ces sculptures. L’accent a été spécialement mis sur les zones mitoyennes de la Lorraine et de la Champagne, en vue d’identifier les ateliers ayant œuvré dans les districts-frontières, de dégager leur rôle de zone de passage et de relais des influences principales, de poser le problème des autres frontières, notamment politiques et religieuses, dans leur rapport avec la création artistique. On a déjà pu à cet égard démontrer l’importance des diocèses d’Ancien Régime dans la définition des zones d’activité des ateliers : au XVIème et début XVIIe siècle notamment, les diocèses de Toul, Châlons et Langres ont eu chacun leur style dominant spécifique. Ce résultat est inédit.

Réalisations entre 2012 et 2013

- Une exposition itinérante (Lorraine, Champagne...) :
"La lune est sous ses pieds. La Vierge au croissant de lune de Blaise (Haute-Marne). Une sculpture originale de l’art troyen du XVIe siècle.

Constituée des douze panneaux-kakémonos richement illustrés commentant tous les apports (artistiques, stylistiques, iconographiques, historiques) de cette œuvre singulière, cette exposition a été vue par plusieurs centaines de visiteurs. A la mi-juin, cette exposition a été transférée chez notre partenaire la Maison du Patrimoine du Grand Troyes, où elle a connu une forme augmentée : présentation de l’œuvre elle-même, légèrement restaurée ; présence de pièces annexes et documents d’archives ; panneaux supplémentaires préparés par nos collègues champenois.  Un élégant livret de 50 pages, paru aux éditions Guéniot,  rassemblant sous la direction scientifique de P. Corbet et J.L. Liez les contributions d’une demi-douzaine de spécialistes, a fait le point sur les aspects scientifiques à destination des spécialistes et du public cultivé.

- Le volume VI du "Corpus de la statuaire" :
Il est paru fin novembre 2012 aux éditions D. Guéniot de Langres. Consacré au canton de Brienne-le-Château (Aube), rédigé par J.L. Liez, docteur en histoire de l’art et membre de l’équipe, il donne accès dans ses 240 pages à 83 œuvres conservées dans ce district. Comme toujours, un soin particulier a été donné à l’illustration, réalisée par le photographe d’art D. Vogel.

- L’établissement définitif de la couverture photographique des deux cantons meusiens d’Ancerville et Montiers-sur-Saulx a été réalisé. Les bases d’un volume lorrain de la série « Corpus de la statuaire » sont donc posées.