EMILE

« Enfant Miroir Identité Langage Enonciation »

Responsable scientifique : LUXEMBOURGER Christophe
Mots clés : Conscience de soi , Miroir , Je, Identité énonciative , Pronom réfléchi
picto small clock Durée prévue : 36 mois
picto play Date de démarrage : 2014-01-01

Disciplines des chercheurs lorrains

Génie informatique, automatique et traitement du signal
Psychologie, psychologie clinique, psychologie sociale

Autres disciplines

Langues et littératures anglaises et anglo-saxonnes


Chercheurs et personnels d'appui lorrains engagés

BOUSEFSAF Frédéric (Doct) - LCOMS (EA 3467), Université de Lorraine
DEMOGEOT Nadine (MC) - INTERPSY (EA 4432), Université de Lorraine
DINET Jérôme (MC) - PERSEUS (EA 7312), Université de Lorraine
LUXEMBOURGER Christophe (MC) - INTERPSY (EA 4432), Université de Lorraine
PRUSKI Alain (PR) - LCOMS (EA 3467), Université de Lorraine
SORSANA Christine (MC) - INTERPSY (EA 4432)
SPECOGNA Antonietta (MC) - INTERPSY (EA 4432), Université de Lorraine


Autres partenaires engagés dans le projet

MORGENSTERN Aliyah (PR) Laboratoire PRISMES (EA 4398), Université Sorbonne Nouvelle Paris 3
COLLETTA Jean-Marc (PR) Laboratoire LIDILEM (EA 609), Université Stendhal Grenoble 3

Présentation

enfant miroir conscience de soi

Faisant suite à une première pré-opération, le projet de recherche « EMILE » répond à une préoccupation majeure en sciences de l’Homme : la manière dont se développe connaissance de soi et conscience de soi de façon simultanée et dans l’interaction. L’évolution des différentes formes d’expression verbales de soi reflète d’importantes mutations spécifiquement humaines dans la construction de la conscience de soi. Les chercheurs s'intéressent à la période allant de l’apparition des premières auto-désignations de soi, puis l’appropriation progressive du « je » jusqu’à l’avènement de sa forme réfléchie « je me ». C’est à partir de l’étude de la construction de l’identité énonciative de l’enfant qu'ils tentent de comprendre comment le développement de la conscience de soi humaine s’articule avec : le rapport que l’enfant établit avec son image scopique, les prémisses en théorie de l’esprit, l’entrée dans le récit, les indicateurs de positionnement co-énonciatif et la capacité d’observation fine. Il s’agit d’une approche originale qui tranche avec les travaux exclusivement neuroscientifiques et qui cible une période extrêmement féconde pourtant délaissée par les travaux sur la conscience de soi.

Chez l’enfant de 15 à 48 mois, il s’agit de rendre accessible les phénomènes psychologiques à l’œuvre dans le développement de la conscience de soi en étudiant comment ils se reflètent dans le rapport que celui-ci entretient entre son savoir « sur soi », l’expression de soi en langue naturelle et son identité énonciative. Pour mener les analyses, seront utilisés à la fois l’enregistrement vidéo « classique » de l’entretien (pour l’analyse verbale et gestuelle du discours produit en interaction), l’analyse oculométrique des réactions de l’enfant (dispositif Tobii ou Mygaze, « eye tracking ») ainsi que l’analyse des réactions émotionnelles (par analyse des expressions faciales de l’enregistrement vidéo). L’étude des interactions intègre ainsi des données objectives (visuelles et émotionnelles) issues de technologies innovantes de manière à donner plus de « robustesse » scientifique aux analyses puis aux interprétations.

Les chercheurs souhaitent développer une connaissance extrêmement fine des phénomènes de conscience de soi au cours de la période féconde de l’apparition et du développement de l’identité énonciative en montrant comment cette dernière fonctionne comme un opérateur majeur du développement de la conscience de soi spécifiquement humaine.

A lire aussi : EMILE, présenté sur le portail régional EUREKA Lorraine