No data found

Disciplines des chercheurs lorrains

No data found

Chercheurs et personnels d'appui lorrains engagés

No data found


Co-responsables scientifiques

Hélène Gispert (GHDSO - Groupe d'Histoire des Sciences d'Orsay, EA 1610/université Paris-Sud 11)
Jeanne Peiffer (Centre Alexandre Koyré-Histoire des Sciences et des Techniques, UMR CNRS 8560, EHESS, MNHN)

Autres chercheurs engagés dans le projet

Frédéric Brechenmacher   
Laura Turner
Jeanne Peiffer
Maarten Bullynck
Caroline Ehrhardt
Liliane Alfonsi
Christian Gerini
Norbert Verdier
Renaud d’Enfert
Sloan Despeaux
Pauline Lebret  
Ehrard Scholz   
Frauke Boettcher  
Jean-Pierre Friedelmeyer  
Jacques Robinet  
Thomas Morel

Présentation

Les chercheurs de ce projet mènent une réflexion historique sur la circulation des savoirs mathématiques pour la période qui va des Lumières à la veille de la seconde guerre mondiale, en adoptant une perspective comparative entre différents pays (France, Allemagne, Italie, Angleterre et États-Unis).
Leur intention est de saisir dans le temps long les continuités et les ruptures des représentations sociales des mathématiques.

Cette réflexion permettra aussi d’étudier les variations d’organisation du champ mathématique et la classification des sous-disciplines selon les aires géographiques et/ou les époques. Les différents modes d’acculturation mathématique seront appréhendés d’une part par l’analyse de l’enseignement des mathématiques dans les divers pays et dans les différents ordres d’enseignement et aux programmes d’enseignement, d’autre part par l’étude des journaux mathématiques et de la place des mathématiques dans la presse généraliste.

Une telle recherche a pour trame de fond la compréhension sur le temps long du rôle social des mathématiques, tout en privilégiant une approche comparative entre différentes aires géographiques ou pays. Ce projet choisit ainsi d’analyser les processus d’acculturation et d’appropriation des mathématiques par différents publics, avec une attention particulière pour les questions d’enseignement. Une telle approche historique prend un relief singulier à une époque où le rôle des mathématiques dans l’enseignement est remis en cause et où des publics de plus en plus larges expriment des réticences et des doutes par rapport à l’utilité d’une formation et d’une culture mathématique et scientifique. Par ailleurs, en se focalisant sur les formes de circulation, de communication, de diffusion, d’échanges et d’acculturation entre divers publics (professionnels, utilisateurs, amateurs, enseignants, étudiants) des mathématiques sur une longue période, les chercheurs prennent en compte et approfondissent les questions de co-construction de savoirs dans un cadre social large avec des chronologies longues et diversifiées géographiquement.

Un des enjeux de cette recherche est bien entendu de positionner les Archives Poincaré et la MSH Lorraine dans un domaine en plein développement : les études sur les journaux scientifiques ou disciplinaires qui se multiplient et la quête des historiens des sciences en points de vue forts méthodologiques pour complexifier les approches sociales des sciences.

Cette opération réunit historiens des mathématiques et des sciences, spécialistes de littératures, spécialistes des pratiques culturelles, de l’histoire des journaux et de l’édition, de l’histoire de l’enseignement des mathématiques et de l’histoire des milieux mathématiques et/ou savants.

No data found