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Axe 3 : Institution, Innovation, Changement

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Représentants de l'axe au Conseil d'orientation et au Comité de pilotage de la MSH

Ingrid Volery (titulaire)
Jean-Pascal Higelé (suppléant)

 

Ingénieure de l'axe 3

Frédérique Bey

 

Objectifs scientifiques

L'axe 3 accueille des recherches pluridisciplinaires s'attachant toutes à aborder des questions issues des instances du social (organismes publics, entreprises privées, institutions, etc.), à partir de terrains empiriques localisés et spécifiés.

Les orientations de recherche recouvrent ici différents niveaux d'analyse étroitement articulés :

  • L'architecture des normes, leur hiérarchie, leur efficace mais aussi leur transformation et leur rapport au politique et à l'action publique.
  • Les conditions, le sens et les effets de processus d'innovation censés traverser les divisions du travail et des activités. Ici, la dimension « nouvelles technologies » constitue un analyseur privilégié de la connaissance et de l'innovation.
  • L'analyse des catégories d' « innovation » et de « changement » dans une volonté pluridisciplinaire de confronter les points de vue théoriques
  • L'analyse des processus d'institution de conceptions et/ou pratiques « innovantes » et leurs effets.

 

2012-2013

Cet axe se structure aujourd'hui en 5 opérations articulées autour d’un acquis problématique sur lequel elles s’appuient. Deux volets constituent la base de cette problématique, sans pouvoir être considérés de manière équivalente dans nos travaux, le premier servant de réflexion épistémologique et méthodologique au second.

  • L’étude des rhétoriques de l’innovation

Alors qu’il semble qu’il suffise de décréter un instrument ou une pratique comme étant innovant pour en légitimer l’existence ou l’usage, il est intéressant de mettre en question la mobilisation de la notion d’innovation. Cette visée réflexive nous semble d’autant plus importante que la notion d’innovation sort des champs économiques et technologiques dans lesquels elle était contenue, pour s’étendre désormais largement aux espaces politiques, institutionnels ou associatifs, en particulier à travers la notion d’innovation sociale.

Dans le champ des objets proposés et de la manière de les étudier dans les différentes opérations achevées ou en cours, la rhétorique de l’innovation ne constitue pas nécessairement le cœur de la recherche. Mais toute méthodologie rigoureuse nécessite de déconstruire les prénotions qui mettent en mots les pratiques sociales et font office de voile à la compréhension de tel ou tel fait social.

  • L’étude de l’innovation d’un point de vue substantiel

L’ensemble des opérations a pour objet de juger de la réalité des innovations procédurales et substantielles entendues comme la manière dont un instrument (outil technique, dispositif de politique publique, etc.) en étant approprié, traduit et réapproprié ou partiellement contourné par ceux qui le mettent en œuvre (professionnels ou non) et par ceux qui en sont les usagers, constitue une nouvelle manière de « penser » et/ou de « faire ». C’est ce que nous pouvons appeler les formes d’institution de l’innovation, l’institution étant définie comme un ensemble de règles, de normes et de pratiques durables dans le temps (le terme institution correspond au substantif du verbe instituer et non à celui du verbe institutionnaliser).

Nos travaux nous ont amenés à mettre en avant deux critères de jugement essentiels d’institution de l’innovation, qui ne sont d’ailleurs pas exclusifs l’un de l’autre :

1/ L’appropriation de l’instrument par ceux qui le mettent en œuvre ou en sont les utilisateurs, ce qui conduit à bien distinguer l’instrument et son usage ;

2/ La caractérisation de la valeur de nouveauté de l’outil et/ou de son usage par la remise en contexte, notamment sur la longue durée, de l’innovation postulée.

Production scientifique de l'axe

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